Mesurer avant d'affirmer
Il est facile de se tromper sur l'humidité. Une tache basse fait penser à une remontée, alors qu'une fuite de canalisation encastrée produit exactement le même dessin. Un mur qui paraît sec au toucher peut afficher huit pour cent au carottage. Et une pièce saine en été devient un nid à condensation dès que la température extérieure tombe.
Notre travail consiste à trancher entre ces hypothèses avec des chiffres. L'humidimètre à pointes donne l'état de surface, la caméra thermique montre où la paroi est froide, l'hygromètre dit ce que l'air transporte, et le carottage seul donne le taux réel dans l'épaisseur du mur. Aucun de ces instruments ne suffit isolément ; c'est leur recoupement qui désigne la cause.
Les quatre lectures que nous croisons
- Le taux de surface, relevé à hauteurs croissantes sur le même mur.
- La carte thermique, qui fait apparaître ponts thermiques et lames d'air.
- L'hygrométrie de l'air et le point de rosée de chaque pièce.
- Le taux massique au carottage, seule mesure qui ne se discute pas.
Un diagnostic qui n'est pas un bon de commande
Un rapport n'a de valeur que s'il peut conclure que rien ne doit être fait, ou qu'un autre corps de métier doit intervenir avant nous. Nous rédigeons donc la cause, les valeurs mesurées et les techniques envisageables, avec leurs ordres de grandeur ; libre à vous de faire exécuter les travaux par qui vous voulez.